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Forn Sidr, textuellement l'ancienne tradition, est une association qui a pour but de garder vivantes les croyances et les coutumes (la lore) des peuples du nord et préserver ainsi notre culture en relation avec l'Ásatrúarfelagið islandais et le Forn Sidr danois, tous deux officiellement reconnus comme communautés religieuses par leurs gouvernements.
Asatrù:
Rejetant le romantisme allemand et ses soi-disant neufs vertues, bien loin de la conception de Nietsche et de Wagner, nous nous basons sur les textes islandais et leurs messages cachés pour retrouver la philosophie des anciens, c'est à dire le respect:
- de chacun, il n'y a pas de dogmes, chacun est libre de vivre comme il l'entend de croire ou non de pratiquer ou seulement un attrait pour les runes
- des autres religions, il n'y a pas de prosélitisme
- de la nature puisque c'est par elle que nous entrons en contact avec les puissances divines
L'asatrù est la foi dans les ases (les dieux) et aussi les mystères de l'au-dela, de l'astral, de la mémoire collective:
- le grand maitre de tout et de toutes choses: le wyrd, l'orlog, celui dont on ne dit pas le nom et qui gère tout, même les dieux ont un destin
- les nornes qui tissent les destinées en fonction du wyrd
- des Ases et de leurs puissances
- les Vanes qui gèrent la nature terrestre
- des alfes lumineux et des alfes sombres
C'est aussi la connaissance de la puissance des runes.

ASATRU
Qu'est ce que l'Asatrù ?
L'Asatrù, la croyance (trù) dans les dieux (asa) , ou coutume païenne est la foi ancestrale (originelle) islandaise dans les dieux des anciens norrois et des germains tels qu'ils étaient honorés dans les pays colonisés par les peuples des mers .
Avant l'Asatrù
Comme en témoigne le site de pétroglyphes de Tanum,en suède, il y avait déjà à la préhistoire, une religion de pêcheurs, chasseurs, agriculteurs, qui se mêla à celle d'un autre peuple plus conquérant, venu de l'Est, du continent indo-européen, apportant un panthéon de dieux qui s'ajoutèrent à ceux déjà existants. Ainsi est née la religion des anciens scandinaves.
A l'arrivée du christianisme, vers l'an 1000, elle continuera de se pratiquer sous couvert et surtout dans les campagnes.
Le renouveau de l'Asatrù
Sous l'impulsion du romantisme, au XIX°siècle, surtout en Allemagne, l'Asatrù connaît un nouvel essor. Mais elle est fortement romancée, on assiste alors à des récits exaltés s'éloignant de la mythologie, mais dont l'influence porte encore sur certaines personnes de nos jours.
De nouveau en sommeil après la seconde guerre mondiale, l'Asatrù revient dans les années soixante avec deux mouvements : l'Odinic Rite de Else Christiansen qui donne l'Odinisme et l'Asatrù Folk Assembly de Steve McNallen, officier de l'armée américaine .
Il faut attendre 1973 pour que Sveinbjörn Beinteinsson fasse reconnaître l'Asatrù comme religion officielle en Islande, en créant l' "Asatrù Felagid" et redonne ses lettres de noblesse à l'Asatrù, suivi en 2003 par le Forn Sidr danois qui fait à son tour reconnaître l'Asatrù comme religion officielle. C'est à ces deux communautés que nous nous apparentons.
La croyance de l'Asatrù
Dans l’Asatrù, il n'y a pas qu'un seul allocutaire enfermé dans l'interprétation théologique et la prédication prosélyte mais plutôt différents dieux et puissances tels que les landvaettir, les alfes, les dises, les vanes, les géants, les nains et toutes autres créatures puissantes ou primales.
La conception de l'Asatrù
De nombreux asatrùars voient l'Asatrù comme des coutumes ou un mode de vie, plutôt qu'une religion à pratiquer: croire dans sa force et sa puissance et en même temps en sa propre capacité de vie.
Vivre dans l'Asatrù
Le principal enseignement de l'Asatrù est que chaque personne est responsable d'elle-même et de ses agissements. Beaucoup de sympathisants de l'Asatrù, adoptent cette réflexion et cette conduite. Les membres de l'Asatrù pratiquent leur foi en articulant ce mode de vie de la manière qui convient aux uns et aux autres, ainsi progression comme pratique ne provoquent pas de discorde .
Les principes de l'Asatrù
La pratique de l'Asatrù réside dans la tolérance, l'honnêteté, l'honneur et le respect de la nature et de toutes vies .
L'Asatrù et le Destin
La foi en le destin et la destiné sont puissants dans l'Asatrù, avec par ailleurs, des indications sur la manière de rencontrer sa destiné mais la personne concernée peut les accepter par bravoure et pour l'épanouissement spirituel, ou non, puisqu'elle et elle seule, est responsable de sa réalisation .
L'Asatrù et la nature
L'enseignement de l'Asatrù met l'accent sur la vie en accord avec nature. Tous, nous ne faisons qu'un avec la terre-mère, nous et nos enfants .
L'Asatrù et les textes anciens
On sait peu de choses sur la pratique de l'Asatrù dans les temps anciens. Nous prenons comme référence le vieil Edda avec le Hávamál et la Völuspa mais le jeune Edda de Snorri Sturluson remplit aussi une important fonction. Ces écrits sont la meilleure source sur l'ancienne religion Asatrù et sont actuellement trop réputés pour qu'ils ne soient pas la nouvelle vision du savoir païen venant d'Islande et de Germanie
La vision du monde de l'Asatrù ?
La vision du monde dans l'Asatrù se trouve dans la Völuspa, puisque la savante völva informe Odin où se trouve son oeil et de ce fait remonte dans un passé lointain. La völva révèle la création du monde, son évolution, sa fin et son renouveau. Dans le ragnarokr tombent les hommes, les dieux et les géants et la terre coule dans la mer en flammes mais s'élève à nouveau toujours verte et toute vie renait.
L'âme et l'Asatrù
Les membres de l'Asatrù croient en l'existence de l'âme immortelle comme il est dit dans le Gylfaginning :
"Cependant le plus frappant est qu'il a crée l'homme et à ce moment là, lui a donné la Vie, qui demeure un souffle éternel et jamais ne périt, bien que les chairs se décomposent dans le terreau ou brûlent en cendres; et tous les hommes sont obligés de vivre ; ceux qui sont justes et droits sont "grandis", honorés et vont à cet endroit qui s'appelle indifféremment Gimlè "la demeure céleste" ou Vingólf "le pays de l'amitié" ; mais les hommes mauvais vont à Hel, et delà partent pour Niflheim, le royaume des brumes, qui est en dessous , dans le neuvième royaume."
Le symbole de l'Asatrù
Le symbole de l'Asatrù est l'arbre du monde Yggdrasil, le frêne toujours vert, pressentant sa destruction mais discernant ce qui concerne le monde entier et le plus haut du ciel. Une racine de frêne s'étend dans Asgard la résidence des dieux. Sous elle est la source sacrée d'Urdr, près d'elle résident les nornes tisseuses Urdr, Verdandi et Skuld, et elles façonnent la vie des hommes et leurs destinées. Une autre racine est dans Jötunheim avec les thurses de givre, là où il y a longtemps était Ginnungagap et sous la troisième racine est la source de Mimir, qui préserve en elle la sagesse et le savoir des hommes et en jaillit l'ancien savoir. La troisième racine se tient dans Niflheim, froid et glacé, et sous cette racine est la source Hvergelmir, mais le dragon Níðhöggr ronge le dessous de la racine
La moralité dans l'Asatrù
Dans le Hávamál, particulièrement, on trouve l'ancien enseignement de l'Asatrù. Être païen n'est pas être immoral. Suivant le message venant du Hávamál, il est bien montré qu'il est mieux d'être du coté ensoleillé, lumineux de la vie et de vivre d'après les bons préceptes:
Eldur er bestur................ le feu est le meilleur
með ýta sonum............... pour les fils des hommes
og sólar sýn.....................et du soleil l'apparition
Heilindi sitt .....................sa santé,.........................son intégrité
ef maður hafa náir .........si le corps peut,............. si l'homme a réussi
án við löst að lifa. ...........vivre sans blessure........à vivre sans vice
Être païen dans l'Asatrù
Les mots heiðinn "païen" et heiðni "paganisme" sont souvent utilisés pour Asatrùar et Asatrù. A travers les âges, ils ont trop souvent été employés comme insulte, les mots heiðinn "païen" et heiðni "paganisme" sont venus de heidi, "la contrée" mais avec une connection facile avec heiðum himni " le ciel brillant" et par extension avec heiðríkjunnar "le gouvernement céleste". Les dieux ont la particularité d'être immaculés et munificents (de dispenser l'or), de la même manière les cieux possèdent "la dispersion de l'or dans la contrée du haut". Cette manière de vivre, chaque homme d'honneur s'en approche le plus possible, c'est cela être païen.
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